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lavieestunboldeglaires
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Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
28.11.2007
Dernière mise à jour :
19.10.2009

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LES EMPEREURS SOLAIRES

Publié le 15/01/2008 à 12:00 par lavieestunboldeglaires
CONRAD SCHULTZ: 2355-2432, citoyen lunaire.
Sous la République Lunaire, il fut d'abord député (2388-2392) puis Chancelier de 2393 à 2398. Très populaire pour sa politique sociale, il réussit à maintenir la non-belligérance de la Lune malgré la pression de l'état-major pro-terrien.
Affecté par le décès de son épouse, il se retira de la vie publique (2398). Schultz réapparut à la tête des manifestants pacifistes (2414) et fut élu Roi puis Empereur en 2416. Son règne vit le rétablissement des autorités centrales sur les colonies stellaires et la création de nouveaux royaumes parmi les planètes extérieures. Après sa mort (2432), son nom fut donné au premier vaisseau de colonisation d'après-Crise.

VIRGINIA ANDERSON: 2391-2480, citoyenne europienne.
Après la mort de ses parents lors de la famine de 2413, elle devint l'un des meneurs du chantage au suicide atomique des europiens assiégés (2414-2415). Sa réputation de courage lui permit de siéger comme députée de 2418 à 2429. Elle soutint la politique de Conrad Schultz et devint brièvement ambassadrice sur Rhéa, avant son élection comme Reine d'Europe (2430). Appréciée des membres du Haut Conseil, elle fut désignée Impératrice en 2432. Au cours de son règne, elle encouragea la reprise des colonisations stellaires et se distingua par son sang-froid lors des opérations sur Némésis (2450).

ABRAHAM VII: 2401-2496, citoyen callistène.
Né Ibrahim Veber dans une famille non croyante, il devint Concordiste en 2419. D'abord professeur de droit, il accéda au poste de Premier Prêcheur en 2443 et mena de nombreuses missions de conversion dans les colonies, où il décela les premiers ferments de séparatisme. Elu Roi en 2473, il prit le nom de règne d'Abraham VII. Succédant à l'Impératrice Virginia Anderson en 2480, il imposa au Conseil une ligne ferme sur la question coloniale. Il n'hésita pas à qualifier l'UNT de rébellion et renforça les moyens militaires d'Acropole (2492). A sa mort, la marche vers une guerre coloniale était déjà amorcée.

AKIRA TOURNEUR: 2458-2530, citoyen terrestre.
Descendant de réfugiés d'Obéron revenus sur Terre, il se fit connaître comme journaliste et soutint le Haut Conseil dès que les premières vélléités d'indépendance coloniale apparurent (2486). Il fonda le Parti Unitariste et se fit élire député en 2488 avant d'être choisi comme Archichancelier par Abraham VII (2490). La sécession des colonies lui attira l'appui de l'armée et du monde financier: après avoir assuré l'interrègne, Tourneur se fit élire Empereur en 2496. Il porte l'entière responsabilité du bain de sang que furent les guerres coloniales; subissant la division de l'Empire comme un échec personnel, il se donna la mort en 2530.


HISTOIRE DE LA GUERRE DES AUTRES

Publié le 13/01/2008 à 12:00 par lavieestunboldeglaires
En 2233 se produisit l'événement le plus attendu et le plus craint de l'histoire de la civilisation: la rencontre avec une intelligence non humaine. La station interstellaire Samarkand, à 2 A.L du Soleil, observa à longue portée une poignée d'astronefs étrangers tournant autour d'elle à faible allure. Alors qu'une flotille scientifique quittait le système Solaire, les vaisseaux inconnus mirent le cap vers celui-ci; la rencontre se produisit en 2239 dans le secteur du Porto Rico (une autre station, à 0.5 A.L du Soleil). Bien que personne à ce jour n'en ait compris la raison, les extraterrestres s'éloignèrent aussitôt des humains et disparurent dans l'espace, non sans laisser deux des leurs près du Samarkand. C'est alors que commença la période d'étude la plus intéressante: une intense activité électromagnétique émana des deux vaisseaux, parasitant les propres liaisons radio de la station (2244). On s'est depuis perdu en conjectures quant à la fonction de ces ondes: s'agissait-il d'un brouillage délibéré, d'une tentative de communication, d'un sondage des structures du Samarkand ou de perturbations involontaires? Toujours est-il que les émissions cessèrent après 34 jours. Souhaitant réitérer l'expérience, Samarkand envoya l'année suivante un message simple au vaisseau le plus proche: celui-ci ne sembla pas s'intéresser à l'émission, jusqu'à ce qu'il renvoie, un mois plus tard, une séquence similaire mais inversée. Les humains surpris tentèrent de contacter de nouveau leurs visiteurs, qui visiblement restèrent sans réaction. La situation restait inchangée lorsque deux vaisseaux scientifiques vinrent s'amarrer à la station (2246) pour entamer leur mission d'observation.
La tension monta d'un cran dans l'année qui suivit, quand une cinquantaine d'astronefs extraterrestres surgirent de nulle part et encerclèrent les appareils Solaires. C'est alors que l'Histoire bascula, deux semaines plus tard: sans aucune forme de préavis, les étrangers employèrent une arme inconnue (on détermina par la suite qu'il s'agissait d'une sorte de faisceau gravitationnel) sur les vaisseaux d'exploration, qui se volatilisèrent dans l'instant. L'équipage du Samarkand, horrifié, n'eut que le temps d'émettre un rapport affolé vers le Soleil avant de disparaître à son tour. Dans son ultime message, le commandant Green désigna les astronefs hostiles par un vague "les autres"; ce fut ainsi que l'Humanité appela ses premiers ennemis, et la guerre qui suivit porta à jamais leur nom.







I: Les forces en présence

1) l'Humanité
Lorsque survint la rencontre avec les Autres, la civilisation Solaire occupait l'ensemble de son système d'origine et lançait depuis 70 ans de timides expéditions vers les étoiles voisines. Sa capacité de défense spatiale restait donc limitée à la frange externe de la Ceinture de Kuiper, car la propulsion par singularité contrôlée ne permettait pas d'atteindre plus du quart de la vitesse de la lumière. L'Humanité prit conscience de sa faiblesse relative dès le Premier Contact, mais seule la Lune eut l'esprit de développer dans le plus grand secret un mode de propulsion c+ sur la base d'un moteur tachyonique; le projet n'aboutit cependant qu'après que la menace des Autres se fut éloignée.
La préparation militaire commença plusieurs années avant les hostilités, ce qui permit aux escadres humaines d'arriver aussi entraînées que possible sur le champ de bataille. Les plus puissantes unités déployées appartenaient à la cinquième génération: des vaisseaux d'un demi-kilomètre de longueur, jaugeant 700000 tonnes et armés de canons à particules toujours plus puissants.
Dès l'annonce du début de la guerre, la menace d'extinction pesant sur l'Homme fut prise au sérieux, et les mondes solaires indépendants formèrent une alliance illimitée pour résister frontalement à l'invasion. Les flottes planétaires furent dissoutes et rassemblées au sein de cette Ligue Solaire Unifiée, dont beaucoup considèrent qu'elle fut annonciatrice des grands empires des siècles suivants. La Ligue pouvait aligner en 2250 jusqu'à 400 vaisseaux immédiatement disponibles, et les industries furent aussitôt réquisitionnées pour fournir au plus vite des unités supplémentaires.

2) Les Autres
L'analyse des moyens, des comportements et de la civilisation des Autres fut limitée et hautement spéculative durant les six siècles qui suivirent le Contact. Opérant loin de leurs bases et ne sortant jamais de leurs vaisseaux, les Autres furent un ennemi sans visage qui ne put être étudié efficacement avant les Guerres d'Annexion.
Il est évident que cette race maîtrisait déjà le voyage interstellaire, à des vitesses inférieures à dix fois c. Ses vaisseaux, de forme ovoïde, mesuraient tous 600 mètres de longueur pour 250 de diamètre. De couleur blanche, leur coque semblait lisse à l'exception de marques octogonales irisées lançant des faisceaux gravitationnels. Chose étrange, alors que les astronefs des Autres émettaient et réfléchissaient les ondes électromagnétiques, ils ne dégageaient aucun autre rayonnement; la détection par infrarouges ou ultraviolets était donc impossible. Le mode de propulsion utilisé à cette époque est une énigme trop ancienne pour être désormais résolue. Les scientifiques connaissent toutefois mieux les faisceaux gravitationnels, seule arme jamais utilisée par les Autres. Ce système envoyait un rayon cylindrique de vingt centimètres de diamètre: toute matière prise dans le faisceau voyait instantanément sa masse et sa densité multipliées sans limites, ce qui provoquait des trous béants et des fissures dans les coques des vaisseaux humains.
Le nombre de vaisseaux déployés au début de la guerre est difficilement calculable, les Autres entrant et sortant du Système Solaire à leur guise. Lors de l'attaque du Samarkand (2247), cinquante vaisseaux furent repérés; mais peu avant le premier accrochage auprès d'Uranus (2251), 250 unités venaient d'être détectées. Leur nombre ne cessa de fluctuer.


II: Les opérations spatiales

1) Des déploiements prudents (2248-2251)
Après la destruction de Samarkand, l'armada ennemie progressa vers le Soleil; elle détruisit au passage le Porto Rico, inhabité à cette époque. Le message radio du commandant Grayn ne parvint à destination qu'en 2249: la stupeur venait de s'abattre sur l'Humanité lorsque les envahisseurs furent repérés près de Pluton, ce qui ajouta encore au climat de terreur pure au sein des populations.
Aussitôt mise en place, la LSU rassembla sa flotte près de Mars (2250) et des éclaireurs furent envoyés vers les planètes extérieures; les Autres avaient entre temps avancé avec méfiance, car ils ne furent pas détectés au-delà d'Uranus. La nouvelle la plus inquiétante fut par contre le dénombrement d'un peu moins de 150 astronefs ennemis, alors qu'une cinquantaine seulement était attendue. Le Triumvirat décida alors de pousser la Flotte jusqu'à Jupiter, pour protéger ses satellites habités. Les Autres semblaient en posture d'attente près d'Uranus: des patrouilles régulières furent envoyées en surveillance.

2) Combats pour les planètes géantes (2251-2270)
Un peu plus tard dans l'année, une escadre de vingt vaisseaux humains partit observer les positions habituelles de l'ennemi: ils découvrirent avec stupéfaction que des renforts récents avaient porté la flotte des Autres à quelque 250 appareils. La patrouille transmit son rapport mais ne revint jamais à sa base: les vaisseaux légèrement armés tombèrent dans une embuscade au large de Saturne. La nouvelle des premiers morts de la guerre fit grand bruit et poussa à la démission le Maréchal Bridget Kwan, Commandant Suprême de la Flotte. Son successeur céda aux pressions du pouvoir civil, qui réclamait vengeance: le 25 mars 2252, la flotte humaine appareilla pour Saturne. Comme les stratèges s'y attendaient, les Autres s'étaient redéployés dans le secteur; mais les vaisseaux extraterrestres semblaient refuser un choc frontal, car leurs effectifs étaient dispersés dans tout le système planétaire. La Ligue décida de diviser ses 350 astronefs en dix-sept escadres, pour des opérations de nettoyage. Ce fut le début de la campagne de Saturne. Sur ce premier théâtre d'opérations, les combats durèrent sept ans et coûtèrent à la Ligue 80% de ses vaisseaux (avec leurs équipages). Au cours de ces escarmouches, les Humains parvinrent à détruire 44% des unités ennemies, mais la Ligue décida finalement de se replier vers Jupiter: après ces pertes effroyables, il lui fallait reconstituer ses escadres. Les planètes joviennes habitées se retrouvant imbriquées dans la nouvelle ligne de front, le Haut Commandement réclama leur évacuation; les autorités civiles de l'APE, soutenues par la population, refusèrent de céder à la peur et renforcèrent leurs défenses au sol.
La trêve dura deux ans, les deux camps s'observant sans s'affronter. Tandis que les Autres recevaient le renfort de dix nouveaux vaisseaux, la Ligue mobilisa tous les moyens disponibles pour mettre en service 190 astronefs de combat, afin d'aligner pour la défense de Jupiter 310 unités entraînées.
Désormais sur la défensive, la flotte humaine attendit anxieusement l'attaque des premiers mondes habités. Les Autres avaient franchi l'orbite de Sinope en 2260, en détruisant systématiquement les satellites de surveillance pour masquer leur progression. Le 3 juin 2261, ils franchirent simultanément les frontières de Ganymède et Callisto: les vaisseaux humains les attendaient depuis quelques heures, ayant anticipé avec succès les vecteurs d'approche. Le siège des deux planètes dura deux ans: en dépit de la résistance acharnée des défenseurs, certains assaillants parvenaient à s'approcher suffisamment pour pilonner les agglomérations, causant une hécatombe parmi les populations. Quelques unités ennemies poursuivaient les cargos évacuant des civils, de sorte que seuls 7000 citoyens des deux mondes échappèrent à la mort. Les vaisseaux humains, lorsque toute forme de vie sembla avoir disparu sous les bombardements, se replièrent sur Europe. Malgré tout, les pertes en combat spatial furent plus équilibrées: la Ligue subit la destruction de 90 astronefs (29% des effectifs engagés) et remporta 70 victoires sur les Autres (47%).
La flotte solaire se redéploya sur Europe, recevant dix unités supplémentaires. Les Autres mirent quelques mois à les rejoindre, car ils poursuivirent la destruction systématique des constructions de Ganymède et Callisto, réduisant leurs villes en champ de ruines. En janvier 2264, 75 astronefs extraterrestres posèrent le siège autour d'Europe. Sans doute conscients de leur infériorité numérique, les Autres se tinrent à distance des humains, testant leurs réactions et refusant le combat: les combats furent donc rares et les pertes modérées. Les défenseurs crurent à l'imminence de l'assaut lorsque, l'année suivante, cinquante vaisseaux ennemis vinrent renforcer le blocus. Mais les Autres ne changèrent pas de tactique, et la situation ne varia guère pendant près de trois ans; en 2268, le Triumvirat se décida à chasser les envahisseurs le plus loin possible: une immense flotte de transport et soixante vaisseaux de ligne se rendit sur Europe pour évacuer la population et renforcer les forces humaines. Le peuple europien fut déplacé sur Mars en quinze mois, pendant lesquels aucune offensive importante ne fut lancée. L'attaque des Autres ne survint que le 27 septembre 2270, mais elle prit totalement par surprise la flotte de la LSU: la Bataille des Glaces (en référence aux paysages europiens) venait de commencer. Les pertes furent encore une fois extrêmement lourdes: après trois semaines de combat, il ne restait plus que soixante vaisseaux de la LSU (sur 250 engagés) et quarante appareils des envahisseurs (pour 88 avant la bataille). La Ligue replia les vestiges de sa flotte à la périphérie de la Ceinture d'Astéroïdes, tandis que les Autres restaient en orbite basse d'Europe sans cette fois attaquer ses infrastructures désertées.

3) La campagne des Astéroïdes (2270-2280)
Après que la Ligue ait fixé sa ligne de front aux marches extérieures de la Ceinture, la tension militaire sembla retomber. Les belligérants avaient essuyé des pertes effroyables au-dessus d'Europe, ce qui rendait toute percée décisive impossible dans l'immédiat. Les complexes astronautiques de la LSU tournèrent donc à plein régime durant plusieurs mois, tandis que des renforts ennemis entraient en toute impunité dans le système Solaire. Dès août 2272, les premières incursions des Autres furent observées dans la Ceinture. Ils s'abstinrent toutefois d'approcher l'orbite de Mars, où la Ligue maintenait une surveillance étroite avec toutes les escadres disponibles. Les Humains se contentèrent de tenir les Autres à distance sûre, tant que la Flotte ne pouvait se risquer dans un nouveau choc frontal.
La LSU attendit 2275 pour passer à l'offensive: elle alignait alors plus de 200 vaisseaux, bénéficiant d'un soutien technique performant (le front s'était rapproché des régions industrielles); au début du printemps, les premières embuscades éclatèrent parmi les Astéroïdes. Les belligérants inaugurèrent de nouvelles stratégies de combat: au lieu de déployer en espace libre des flottes considérables, les opposants dispersaient leurs vaisseaux en petites formations. Au plan tactique, le choc frontal et l'affrontement à mort céda le pas aux attaques-surprises et au harcèlement.

HISTOIRE DU PEUPLEMENT DE MERCURE

Publié le 11/01/2008 à 12:00 par lavieestunboldeglaires
Troisième astre colonisé par l'Homme, Mercure est à plus d'un titre une originalité. C'est d'abord la planète habitée la plus hostile du Système Solaire, puisque la température y varie entre -176 et +430°C. Sur le plan institutionnel, le Royaume Mercurien est la seule entité politique se posant en héritière d'un Etat antérieur à l'Unification de 2070 sur Terre : la Russie. Ce pays avait fondé en 2059 la première colonie sur Mercure, mais sombra dans le chaos et l'éclatement quelques mois plus tard, à la suite d'une explosion nucléaire qui anéantit sa capitale. Derniers représentants légitimes de leur patrie disparue, les dirigeants de la colonie refusèrent de devenir des apatrides : placés sous protection européenne puis terrienne, les colons de Mercure prospérèrent durant près d'un quart de siècle avant que la planète devenue indépendante (2083) se constitue en Royaume de Russie Mercurienne.

I : Economie

Dans le domaine énergétique, Mercure bénéficia à l'instar de la Lune d'une large autosuffisance dès les premiers temps de la colonisation : l'intensité du rayonnement solaire est telle que, dans les premiers temps, il fallut protéger de la chaleur les centrales photovoltaïques inadaptées aux conditions locales!
C'est dans le secteur industriel que la réussite de Mercure paraît la plus éclatante: la planète rivalisa longtemps avec la Terre pour la production de matériel métallique lourd, grâce à l'exploitation du fer qui constitue l'essentiel de sa structure géologique. Mercure s'est ainsi dotée de chantiers astronautiques dès les années 2070, et ses vaisseaux, bien que peu exportés, sont une référence en matière de robustesse. Assez pauvre en autres minerais, Mercure a développé son savoir-faire métallurgique et spatial afin d'ouvrir des mines dans la Ceinture d'Astéroïdes.
Malgré son aridité légendaire, la planète subvient à ses besoins alimentaires de base : la glace accumulée dans les zones polaires ombragées permet le maintien d'une agriculture hydroponique tournée vers le marché intérieur.


II : Habitat

La température extrême à la surface de Mercure a conditionné l'implantation des colons : ceux-ci se concentrent dans les cratères ombragés des pôles, à proximité des glaciers. Comme sur d'autres planètes, les premiers occupants ont vécu dans des modules fabriqués sur Terre, avant de produire sur place les logements des nouveaux arrivants. Cette première forme architecturale autochtone apparut vers 2065, lorsque la RNR demanda aux colons dont elle avait la charge de subvenir en partie à leurs propres besoins ( la Terre était alors ravagée par la Guerre Sibérienne, ce qui contraignait l'Europe à développer à grands frais une protection antimissiles).
Cette seconde génération d'habitat mercurien faisait très largement appel à l'acier, dont la production locale était alors en plein essor: la construction typique était de forme parallélépipédique, avec un toit arrondi et renforcé pour protéger les occupants de la chaleur et des rayonnements.
Une agglomération standard de cette époque obéissait généralement au plan suivant: une surface circulaire traversée par deux larges routes perpendiculaires, avec en son centre les secteurs administratifs. Chaque bâtiment était relié aux autres par des tunnels pressurisés, mais les quartiers restaient autonomes et comportaient des biosystèmes séparés. L'électricité provenait de champs de panneaux solaires fort éloignés des villes (car situés en zone éclairée), mais l'eau, acheminée par conduites souterraines, venait des glaciers tout proches (jamais plus de cinq kilomètres des premières maisons).
En 2088 apparut la troisième phase architecturale: les constructions troglodytes dans les pentes intérieures des cratères. La surface disponible dans les cratères glaciaires venant à manquer, il fallut creuser dans les parois rocheuses pour bâtir de nouveaux logements protégés du Soleil et voisins des sources d'eau. La valeur foncière des logements troglodytes s'éleva très rapidement, car leur emplacement permettait de parcourir le périmètre de la ville en évitant les axes centraux souvent engorgés et non pressurisés. Toutefois, le diamètre étroit des voies périphériques n'autorisait que les transports en commun, dont la Couronne conserva longtemps un monopole jaloux (les véhicules particuliers ne furent autorisés qu'en 2140).


III : Régime politique

Les institutions fondées par la Grande-Russie en janvier 2059 ne survécurent pas à la catastrophe qui suivit de peu la colonisation : il était prévu de donner à Mercure un statut public semblable aux autres républiques fédérées, sur Terre. Après l'éclatement de la métropole (06/2059), la RNR prit sous son aile la colonie orpheline ( Acte de Protection Fraternelle, 12/2059) et réorganisa ses structures: la population élisait pour un an cinq gouverneurs sur une liste dressée par la RNR ( où les descendants de l'aristocratie russe figuraient souvent). Les gouverneurs faisaient appliquer les directives européennes aux services publics, par l'intermédiaire de ministres tirés au sort pour six mois parmi les mercuriens volontaires. On remarque l'absence de représentant officiel de la RNR, soucieuse de ne pas apparaître comme empiétant sur l'autonomie des colons russes. L'emprise de la métropole était pourtant réelle, si l'on considère que l'approvisionnement et de nombreux imigrants ( un quota fixé à 3/4 de russes pour 1/4 d'européens fut appliqué à partir de 2073) en provenaient directement.
Dès 2080, la République Terrienne prit en compte les aspirations des mercuriens et entama la marche vers l'émancipation: elle cessa de présenter la liste des candidats au gouvernorat, et en 2082 les électeurs eurent à voter sur la forme de leur futur Etat souverain: conscients de représenter les dernières survivances de la nation russe historique, ils votèrent à 68% pour une monarchie constitutionnelle.
L'année suivante monta sur le trône Ivan Stepanovitch Romanov (né en 2050 en Russie, émigré en 2072), Roi Héréditaire de Russie Mercurienne, lointain descendant de la famille tsariste. Il proposa aussitôt aux suffrages une nouvelle Constitution : les citoyens élisaient une Assemblée de 500 sièges pour 6 ans, et le Roi formait un gouvernement responsable devant les députés; le souverain assurait seul le pouvoir exécutif, mais pouvait être déposé par l'Assemblée.


IV : Chronologie de Mercure

2051-2057 : lancement de cinq sondes Volga 21 sur Mercure pour repérer les sites d'implantation.
2059 : installation de la colonie. Après la destruction de Moscou, Mercure passe sous administration européenne.
2060 : recensement: 3720 habitants.
2065 : premières habitations métalliques.
2070 : débuts de l'industrie astronautique.
Recensement : 22390 habitants.
2073 : loi migratoire sur les quotas nationaux.
2080 : lancement du processus d'émancipation.
Recensement : 40980 habitants.
2082 : référendum sur le futur Etat.
2083 : indépendance : Ivan Romanov devient Roi.
2088 : premières habitations troglodytiques.
2090 : recensement : 59500 habitants.
2100 : recensement : 78200 habitants.
2103 : débuts de l'exploitation des astéroïdes. Essor économique et démographique.
2120 : recensement : 99400 habitants.
2130 : recensement : 133860 habitants.

Il est né le divin enfant!

Publié le 10/01/2008 à 12:00 par lavieestunboldeglaires
Il est né le divin enfant!
Les pièces de mon nouvel ordinateur sont arrivées lundi, mais l'accouchement fut difficile. C'est le problème quand on monte du neuf avec de l'ancien. Un de mes disques durs ne sera jamais reconnu par la carte mère donc tant pis, il finira sûrement dans un boitier externe.

Enfin c'est bon tout est configuré, ça tourne bien. Déjà, les paramètres de base étaient éloquents: l'ancien système ne dépassait pas les 5300 points sous 3D Mark 2006, le nouveau a d'entrée de jeu réalisé 6568.

Depuis, j'ai passé la journée à overclocker le bouzin, et j'atteint désormais les 7520pts! Il faut savoir que mon processeur Pentium E2160 ne coûte que 70 euros. De base il tourne à 1.8Ghz. J'ai réussi (avec le concours de mon frère, qui a beaucoup potassé les guides d'overclocking au lieu de faire des études) à stabiliser le processeur à 3.06Ghz soit un overclocking de 70%! Le gain de performances l'amène à 95% des capacités d'un E6850, qui coûte la bagatelle de 240 euros. Voilà qui vaut les heures passées à régler la machine...

Ma configuration actuelle:
-Processeur Intel Pentium E2160 overclocké de 1.8 à 3.06ghz
-Carte mère Gigabyte P31-DS3L
-2 barrettes d'1go de DDR2 800Mhz OCZ Gold, overclockées à 850Mhz
-Carte graphique Albatron Geforce 8600GTS 256mo
-Disque dur IDE Maxtor 80go
-Graveur DVD Serial-ATA NEC A7170S
-Moniteur Belinea 17 pouces cathodique

HISTOIRE DU PEUPLEMENT DE MARS

Publié le 08/01/2008 à 12:00 par lavieestunboldeglaires
Depuis toujours promise à être habitée, Mars fut la deuxième planète colonisée par les Terriens, peu de temps après l'implantation européenne sur la Lune. L'aventure fut préparée durant des décennies : depuis le début de l'ère spatiale, l'envoi de sondes n'avait jamais cessé. Le premier débarquement sur Mars, œuvre de la mission nord-américaine Antigon 1 (2031), fut le chant du cygne de la vieille NASA. Economiquement fragile depuis plus de dix ans, la NAU dut conclure un partenariat équilibré avec l'Europe; après le soutien à la colonisation lunaire, l'Europe assuma en échange le financement des installations au sol sur Mars. Avec cette aide considérable, les premiers colons américains arrivèrent sur Mars en 2045.


I: Economie

A la différence des autres planètes intérieures, les colons martiens durent faire face à un manque d'énergie sur un monde riche en eau et en minéraux. Le rayonnement solaire étant modeste car trop lointain, les premières expéditions acheminèrent des générateurs nucléaires pour alimenter les installations. L'énergie éolienne, développée dès 2060, couvrait en 2120 25% des besoins.
Dans le domaine des ressources naturelles, Mars est particulièrement bien pourvue: son sol recèle des éléments aussi essentiels que l'oxygène, le silicium, le fer, ainsi que des quantités plus réduites de magnésium, calcium et aluminium. La colonie a ainsi pu se doter d'un appareil industriel diversifié (astronautique, électronique, chimie) dont les exportations permettent l'achat de matières fissiles.
La présence d'eau et de dioxyde de carbone a permis l'essor d'une brillante industrie alimentaire exportatrice, concentrée près des pôles dans des coopératives agricoles.


II : Habitat

Les conditions de vie sur Mars sont parmi les meilleures du monde colonial: les températures restent raisonnables (si on excepte les -140°C de l'hiver polaire), et l'atmosphère protège des radiations comme des météorites. C'est pour cette raison que l'habitat martien est depuis ses origines caractérisé par des bâtiments semi-rigides (nombreux éléments gonflables), reliés entre eux (dans les villes seulement) par des boyaux étanches. Les premiers dômes géants, semblables aux modèles lunaires, n'apparurent qu'en 2096.
L'urbanisation est moins développée sur Mars que sur les autres mondes: hormis les grandes villes équatoriales qui concentrent l'essentiel de l'industrie et des services, l'habitat est composé d'une multitude de communautés agricoles (aux pôles) et minières assez autonomes et isolées, regroupant généralement moins de 1000 personnes. Ces hameaux si typiques sont apparus vers 2053.
Les colons dispersés à la surface de Mars sont reliés entre eux par un réseau routier étrangement semblable aux autoroutes pré-spatiales, ainsi que par des lignes aériennes régulières de dirigeables (ouvertes en 2066).


III : Régime politique

Contrairement à l'esprit des accords avec l'Europe, la NAU préféra longtemps peupler Mars de colons exclusivement américains, ce qui laissa des souvenirs durables dans la société de la planète: on a vu dans les structures rurales une réminiscence de l'esprit du Far West: l'image du cultivateur ou du mineur martien très religieux, cramponné à sa terre et méfiant envers les villes, s'est vite imposée comme une réalité.
Les institutions initiales s'inspiraient de la métropole: les colons élisaient 200 représentants et un gouverneur pour quatre ans, ce qui ne différenciait guère Mars des Etats américains sur Terre. La NAU était responsable des secteurs de l'Energie, des Transports et de la Sécurité.
L'arrivée des premiers européens en 2062 introduisit des changements notables: l'emprise de la NAU avait alors faibli, tout ses moyens étant consacrés à la lutte contre ses ennemis asiatiques. La RNR en profita pour solliciter et obtenir le droit pour ses citoyens d'émigrer sur Mars. Les nouveaux venus s'installèrent essentiellement dans les villes, mais certains choisirent de vivre dans le désert: ils fondèrent d'autres coopératives minières et agricoles, sans pour autant se mêler aux américains déjà installés.
En 2065, la NAU délégua aux Martiens l'ensemble de ses prérogatives, hormis la Sécurité, jusqu'à la fin des hostilités. On a pu distinguer deux raisons à cela: d'une part la difficulté croissante pour l'Etat de mener de front effort de guerre et gestion coloniale, d'autre part la crainte de tensions entre les colons européens et une autorité américaine trop présente.
L'Unification Mondiale de 2070 pérennisa cette situation: la NAU s'étant diluée dans une instance supranationale, les Martiens passèrent sous la protection de la République Terrienne; celle-ci ne remit pas en cause le statut de 2065 dont la population s'était accommodée brillament.
L'accès à l'indépendance consista essentiellement en une passation de pouvoirs, la réalité de l'administration martienne étant déjà aux mains de ses propres élus: Le gouverneur Pablo Carlson devint Président de la République Martienne le 20/03/2080.





IV : Chronologie de Mars

2031: la mission américaine Antigon 1 débarque sur Mars.
2043: des sondes logistiques de la RNR larguent les premiers éléments de la future colonie.
2045: installation des colons américains.
2050: recensement: 6000 habitants.
2053: premières communautés rurales isolées.
2060: mise en service des champs d'éoliennes.
recensement: 57000 habitants.
2062: arrivée des premiers européens.
2065: la NAU octroie un statut d'autonomie.
2066: essor des liaisons aériennes par dirigeables.
2070: Mars passe sous autorité terrienne.
recensement: 138400 habitants.
2080: indépendance de la République.
recensement: 242300 habitants.
2083: adhésion à l'UPI.
2090: recensement: 365100 habitants.
2096: ouverture du premier Dôme à Red One.
2100: recensement: 512000 habitants.
Débuts de l'exploitation des astéroïdes: essor démographique et économique.
2110: recensement: 654000 habitants.
2120: recensement: 739000 habitants .
2130: recensement: 831500 habitants.

HISTOIRE DU PEUPLEMENT DE LA LUNE

Publié le 05/01/2008 à 12:00 par lavieestunboldeglaires
On date généralement de 2038 le début de l’expansion humaine dans l’espace proche du Soleil. Cette année-là fut en effet établie la première colonie permanente sur la Lune, 66 ans après la dernière expédition habitée à sa surface. Après l’envoi de sondes pour étudier les sites d’implantation ( engins nord-américains Lunar Prospector Advanced, sept missions entre 2025 et 2032), la NAU assura le financement des infrastructures lunaires ; de son côté, la RNR (Europe) fournit les sites de lancement, les astronefs et surtout les premiers contingents de colons. Ce fut la première fois que le déclin de la puissance spatiale américaine apparut aussi flagrant.

I : Economie

La colonie atteignit quasiment dès sa fondation une complète autonomie énergétique grâce à l’exploitation de l’hélium-3 et à l’énergie solaire. La Terre en profita alors pour y délocaliser ses chantiers d’astronefs, ce qui fournit à la Lune un embryon de système économique.
C’est ainsi qu’aux termes de l’accord d’indépendance de 2077, qui transféra au gouvernement lunaire 50% des capacités de construction astronautique, le nouvel Etat put financer son approvisionnement en ressources naturelles (eau, métaux, alimentation). Il faut toutefois souligner que la difficulté à produire sur place un certain nombre de ces biens essentiels maintint longtemps la Lune dans une étroite dépendance économique vis-à-vis de la Terre.


II : Habitat

Les structures d’habitation prirent d’abord la forme traditionnelle de modules produits sur Terre, assez semblables à ce que l’industrie aérospatiale avait construit au cours des décennies précédentes . Néanmoins, la politique de peuplement accéléré imposa de nouvelles pratiques, ceci afin de satisfaire les exigences des colons en matière de confort et aussi de diminuer le coût des logements en employant des matériaux extraits sur place.
On date ainsi de 2047 l’essor des habitations semi-enterrées : le modèle-type consistait en une structure métallique enfouie dans le sol lunaire, mais culminant à deux mètres au-dessus de la surface. Cette superstructure était recouverte d’une épaisse couche de régolithe concassé assurant la protection des occupants contre les rayonnements et les micrométéorites. Les agglomérations étaient divisées en quartiers autonomes où la circulation passait dans des boyaux étanches. Les sites de recyclage et de production énergétique se tenaient à 8 kms environ des habitations les plus proches.
La troisième phase de l’évolution architecturale date des années 2070 : l’imminence de séparation avec la planète-mère motiva une politique de terraformation partielle de la Lune. La réponse des autorités à ce souci fut l’édification de dômes géants translucides, entièrement remplis de plantes et d’animaux importés depuis la Terre. D’abord réserves naturelles et laboratoires, les Dômes furent progressivement ouverts au public comme jardins d’agrément dans les années 2090.


III : Régime politique

La question des institutions de la future colonie fit l’objet de longs débats en Europe dès 2030. Les premiers colons étant exclusivement européens, il était légitime que la décision soit prise dans leur patrie d’origine.
Les citoyens étaient représentés par un Conseil de 50 membres, tirés au sort tous les ans parmi la population. Le Conseil élisait à son tour un Bureau de formé de personnes prises dans ses rangs : pendant six mois (non renouvelables immédiatement), les élus du Bureau présidaient les séances du Conseil et représentaient la colonie face au Préfet. Celui-ci, nommé par le gouvernement européen, était assisté d’un sous-préfet.
Le Préfet transmettait les directives du gouvernement et donnait son accord pour les choix budgétaires ; il était responsable de l’ordre public. En 2056, à la demande des citoyens lunaires, la RNR décréta que les préfets et les sous-préfets seraient désormais choisis dans la population locale.
En 2077, les institutions de la République Lunaire devenue indépendante furent profondément réformées : le Conseil fut porté à 600 membres, élus au suffrage universel direct. Il désignait un Chancelier, responsable devant les députés, détenant le pouvoir exécutif ; le Bureau était désormais formé d’un nombre variable de ministres nommés par le Chancelier.


IV : Chronologie de la Lune

1972 : Apollo 17, dernière mission humaine.
2025-2032 : lancement des sondes Lunar Prospector Advanced.
2038 : installation de la colonie.
2040 : recensement : 350 habitants.
2047 : premières habitations semi-enterrées.
2050 : recensement : 500350 habitants.
2056 : réforme de la préfecture.
2060 :recensement : 1000700 habitants.
2077 : indépendance de la République.
2080 : recensement : 2001400 habitants.
2083 : adhésion à l’Union des Planètes Intérieures.
2090 : recensement : 2501750 habitants. Ouverture des Dômes au public.
2100 : recensement : 3001900 habitants.
2110 : recensement : 3502250 habitants.
2120 : recensement : 4002600 habitants.
2130 : recensement : 5004300 habitants.

EVOLUTION DES INSTITUTIONS EUROPEENNES

Publié le 03/01/2008 à 12:00 par lavieestunboldeglaires

1958 – 1993 : CEE ( Communauté Economique Européenne )
1993 – 2021 : UE ( Union Européenne )
2021 – 2032 : FPE ( Fédération Pan – Européenne )
2032 – 2070 : RNR ( République Néo – Romaine )

1999 : entrée en service de l’euro, monnaie unique de l’UE.
2002 : l’euro devient la seule monnaie en circulation dans l’Union.
2003 – 2006 : intégration des pays d’Europe de l’Est ; création de l’armée européenne.
2008 : ouverture du processus constituant.
2010 : référendum sur la Constitution : résultats indécis. Les Etats dotés d’une religion officielle ont voté contre à cause du principe de laïcité. Arbitrage de l’ONU en faveur du « oui » : sécession des opposants.
2011 : guerre gréco – turque : neutralité de l’OTAN, mais l’UE intervient tardivement et sauve la Grèce continentale. Armistice : la Turquie occupe Chypre, la Crète et toutes les îles égéennes.
2013 : l’UE exige et provoque la dissolution de l’ONU en raison de l’impuissance de l’organisation à régler le contentieux avec la Turquie.
2014 : traités de partenariat économique renforcé avec le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Grande-Russie.
2017 : participation de l’UE à la guerre d’Arabie.
2018 : reconquête des îles de Méditerranée.
2020 : fin de la guerre ; rapprochement avec les Etats sécessionistes.
2021 : réunification de l’UE. Les Etats réintégrés acceptent une laïcisation progressive en cinq ans. Pour éviter une nouvelle dislocation, le Parlement modifie la constitution pour jeter les bases d’un véritable Etat : la FPE est proclamée le 30 décembre.
2026 : après cinq ans de coopération sans fausses notes, les délégations de France et d’Allemagne décident de siéger au sein d’un seul groupe parlementaire.
2028 : après les élections législatives, l’Assemblée forme un gouvernement dominé par les franco – allemands. Les députés favorables à « l’entente rhénane » ont à eux seuls la majorité absolue.
2031 : une proposition de loi établissant l’allemand et le français comme langues officielles est retirée après de vives polémiques.
2032 : plusieurs nations – membres exigent la démission du gouvernement et menacent de quitter la FPE. Celui – ci refuse net mais accepte des négociations. L’Italie propose alors de refonder l’Europe sur le principe de son unité sous l’Antiquité : la RNR est proclamée.
2038 : la RNR envoie la première vague de colons sur la Lune, dont les installations sont financées par des fonds américains.
2045 : la RNR apporte les crédits nécessaires à la fondation coloniale sur Mars, d’abord peuplée d’américains.
2059 : la Grande-Russie sombre dans l’anarchie après la destruction de Moscou par une bombe atomique non identifiée. La RNR accueille de nombreux réfugiés russes.
2061 : la North American Union s’oppose à l’annexion de la Sibérie (riche en ressources naturelles) par la Confédération Orientale. Les premiers accrochages dans le Pacifique dégénèrent en guerre ouverte : la RNR tente en vain d’apporter sa médiation.
2064 : la RNR, face à la guerre qui s’éternise, proclame sa « neutralité armée ».
2065 : entrée en service du bouclier spatial européen.
2067 : la Catastrophe Evitée : une fusée nucléaire est lancée par erreur depuis la Corée vers l’Amérique. Elle manque sa cible et entre dans l’atmosphère au dessus de la Norvège ; se croyant attaquée, la RNR active son bouclier spatial et détruit le missile. La peur de l’apocalypse saisit le monde entier et un cessez-le-feu est conclu trois jours plus tard.
2068 : après plusieurs mois de tractations, les belligérants de la Guerre Sibérienne concluent la paix. La RNR adhère au Congrès Mondial, qui prépare l’Unification.
2070 : Unification Mondiale. Par référendum, la RNR s’intègre à la République Terrienne.

J'attend un heureux évènement

Publié le 02/01/2008 à 12:00 par lavieestunboldeglaires
Bonne année à tous!

Je viens de commander des pièces pour me refaire un PC pas trop pourri. Je vais tacher d'éviter l'hystérie en attendant mon coliiiiiiiiiiiisssssssss!

Le jeu pas drôle

Publié le 23/12/2007 à 12:00 par lavieestunboldeglaires
J'ai arrêté le jeu de rôle il y a quelques temps, mais le dernier auquel je me suis intéressé est à mon sens un des tout meilleurs. Il s'agit de l'univers formé par Solsys et sa préquelle Solsys-Apocalypse. Il s'agit d'un RPG amateur, créé par Alexandre Karadimas en 2000. Il raconte comment, après une guerre nucléaire qui a transformé la Terre en désert glacé et exterminé 90% de l'humanité, les rares survivants ont décidé de coloniser le système solaire avec des moyens dérisoires.
Dans solsys-apocalypse, les joueurs incarnent, quelques mois ou quelques années après la catastrophe, des personnages qui participent au projet de conquête spatiale. Dans la suite, solsys - l'encyclopédie du système solaire, l'histoire se passe sur une des colonies humaines disséminées dans l'espace, dans la seconde moitié du 22e siècle.
Je n'ai joué qu'à solsys-apocalypse, car son coté post-apo m'attirait davantage que sa suite, plus classiquement space-opera. On peut jouer dans sa région préférée, qu'il est à la fois plaisant et angoissant d'imaginer sous une nuit éternelle, glaciale et vidée de sa population. Et pourquoi ne pas jouer un personnage qui nous ressemble beaucoup, qui pourrait être nous-même si nous avions eu le malheur de survivre?

Solsys est un univers de jeu pour adultes: pas de magie, pas de course au matériel (la pénurie d'objets pratiques est un des facteurs majeurs), pas de héros. Pour survivre au naufrage de la civilisation, votre avatar a dû par exemple détrousser des voyageurs avec violence, abandonner sa famille et dévorer à même le sol un cadavre humain. Ce n'est qu'ensuite qu'il aura été recueilli par un abri (pas par charité, mais parce qu'on l'aura jugé utile) et ainsi retrouvé un semblant de vie sociale, mais il reste marqué par l'horreur dont il a été victime et participant.

J'indique ici les adresses auxquelles vous pourrez trouver et télécharger gratuitement les ressources. Même si le jeu de rôle ne vous intéresse pas, cela reste une lecture fort instructive et réaliste sur la survie et la civilisation.

http://solsys.ifrance.com/

http://solsys-ap.ifrance.com/

et quelques textes qui vous mettent de suite dans l'ambiance
http://www.sden.org/spip.php?page=mj_article&id_article=4245


L'attaque des donuts géants

LA TROISIEME EXPANSION

Publié le 22/12/2007 à 12:00 par lavieestunboldeglaires
2724 : Traité d’Oort sur la coopération entre les deux empires pour le développement d’un nouveau propulseur tachyonique ; Gabriella Kalinine obtient en échange le droit de coloniser Arcturus.

2727 : Ludvig Anderson (Rama) succède à Bianca Sigmundsdottir comme Empereur Stellaire.

2730 : les premiers prototypes de moteurs tachyoniques Classe 10 sont essayés dans les deux empires.

2731 : l’ENM fête son bicentenaire.

2743 : Sérénité colonise Lucrécia, planète de Pollux (36 A.L.).

2747 : Dmitri Hazburg (Eldorado) succède à Ludvig Anderson.

2757 : le vaisseau « Amalthée » (Thétys) fonde une colonie sur New America, 5e planète d’Arcturus.

2760 : mort de Gabriella Kalinine. Son fils Vadim monte sur le trône.

2766 : Acropole colonise Fortunée, satellite d’Arcadia, planète de Capella (42 A.L.).

2767 : Lidia Al-Hakim (Cybèle) succède à Dmitri Hazburg.

2770 : Lucrécia obtient la souveraineté.

2773 : le capital de la LNS est divisé à parts égales entre les Planètes Unies.

2780 : la LNS colonise Hamlet, le plus gros astéroïde en orbite autour d’Australe (55 A.L.). Les premiers habitants sont des employés de la Ligue.

2785 : New America devient une Principauté Planétaire.

2787 : Jon Izrel (Lucrécia) succède à Lidia Al-Hakim.

2789 : Fortunée accède à la souveraineté.

2790 : grâce aux mines d’Australe, la LNS devient le principal fournisseur de métaux de l’ENM. L’essor économique d’Hamlet y attire de nombreux citoyens non employés par la Ligue.

2795 : en échange de tarifs réduits sur les produits d’Australe, l’Empereur redonne à la LNS un statut indépendant.

2798 : les habitants d’Australe réclament la souveraineté ; la Ligue s’y oppose en considérant que Hamlet et ses dépendances sont des installations privées.

2800 : la Haute Cour Fédérale tranche le débat en faveur des citoyens de Hamlet et somme la Ligue de ne pas entraver l’émancipation du système.

2801 : la LNS lève une milice et maintient son emprise sur la population d’Australe ; Jon Izrel dénonce l’accord de 2795 et saisit les biens de la Ligue, à l’exception des vaisseaux.

2802 : la LNS rapatrie sa flotte sur Hamlet. La loi martiale est proclamée dans le système d’Australe et la milice tire sur des manifestants. Arrêt presque complet des échanges commerciaux dans l’ENM.

2803 : la répression dont est victime Hamlet provoque un scandale politique : Jon Izrel est destitué par les Assemblées. Les gouverneurs forment un Comité d’Urgence Exécutif.

2805 : la flotte militaire des Planètes Unies déploie un blocus de 300 vaisseaux autour du système d’Australe. La Ligue forme des groupes d’otages en prévision d’une invasion. L’Empire Terrestre profite du désordre pour coloniser Gabriella, 2e planète de Castor (46 A.L.).

2806 : révolte générale sur Hamlet : les dirigeants de la Ligue et leurs troupes sont vaincus et exterminés par les insurgés. La flotte impériale saisit l’occasion pour détruire ou capturer les vaisseaux en orbite. La population des astéroïdes proclame sa souveraineté : naissance de la République Australienne.

2807 : après des négociations avec l’ENM, la République Australienne Fédérée rejoint les Planètes Unies. Election de Franska Rae-Jong (Fortunée), commandant de la flotte de blocus en 2805, comme Impératrice Stellaire.

2808 : l’ENM octroie des licences à 8 compagnies privées de transport spatial, en remplacement du monopole de la Ligue.

2810 : mort de Vadim Kalinine. Sa fille Paula prend la tête de l’Empire Terrestre.

2816 : Harmonie colonise Samarkand, satellite d’Imperia, planète d’Aldébaran (68 A.L.).

2825 : la RAF obtient le monopole des exportations de métal vers l’Empire Terrestre.

2827 : Osvald Abdulaye (Kamchatka) succède à Franska Rae-Jong.

2831 : l’industrie spatiale de Cybèle met au point un système de déplacement relativiste (RDS) vingt fois plus rapide que la lumière.

2835 : Gabriella devient une Principauté Planétaire.

2839 : Samarkand reçoit la souveraineté.

2842 : Atlantide colonise Emrod, planète (à environnement respirable) de Beta Ceti (68 A.L.).

2847 : Artur Lopez (Palestine) succède à Osvald Abdulaye.

2853 : mort de Paula Kalinine. Sa fille Brittany lui succède.

2865 : Emrod reçoit la souveraineté.

2867 : Loréa Mogabe (Acropole) succède à Artur Lopez.

2871 : Hamlet colonise Himalya, 3e planète de Dubhe (75 A.L.).

2885-2886 : un virus hémorragique indigène tue 17000 personnes sur Eldorado. La planète est mise en quarantaine durant l’épidémie.

2887 : Katie Daloïs (Néo-Sibéria) succède à Loréa Mogabe.

2895 : Himalya reçoit la souveraineté.

2898 : des rayonnements d’origine non naturelle sont captés en provenance d’Achernar.

2902 : une flottille scientifique de l’ENM est anéantie par les Autres en pénétrant dans le système d’Achernar (85 A.L.).


Voilà, c'est la dernière chronologie que j'ai rédigé. Le manque de temps et de motivation m'ont poussé à abandonner cet univers, que par certains cotés je juge assez simpliste (surtout dans les premières périodes). Toutefois, il reste plusieurs documents annexes, certains inachevés, que je vais bien sûr publier avant de passer à une autre histoire plus récente.
Je pars en vacances donc d'ici à janvier le rythme de publication va être très réduit. J'espère que le Créateur Fou y survivra :)